Le fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine, estime que le Sénégal traverse une phase de fortes tensions institutionnelles et appelle à une réaction citoyenne pacifique afin d’éviter une aggravation de la crise politique.
Dans une prise de position relayée par Senegal7, il affirme voir se mettre en place les conditions d’une « guérilla parlementaire » après la démission du président de l’Assemblée nationale et l’entrée annoncée de Ousmane Sonko au Parlement. Selon lui, le pays bascule progressivement d’une « démocratie consensuelle » vers une démocratie marquée par les affrontements politiques et institutionnels.
Alioune Tine considère que la polémique autour de la démission du président de l’Assemblée nationale et de l’arrivée de Sonko à la tête du Parlement pourrait accentuer l’instabilité et l’incertitude dans un contexte économique et social déjà tendu. Il évoque également les difficultés financières du pays, parlant d’une « dette pourrie » et d’un risque sérieux de défaut de paiement.
Cette sortie intervient dans un climat politique particulièrement sensible. Le 24 mai 2026, le Bureau de l’Assemblée nationale du Sénégal a validé la réintégration de Ousmane Sonko comme député. Le même jour, la démission d’El Malick Ndiaye de la présidence de l’institution a été constatée, tandis qu’il conservait son mandat parlementaire. L’élection du nouveau président de l’Assemblée est prévue ce mardi 26 mai 2026.
En amont, le 22 mai 2026, le président Bassirou Diomaye Faye avait mis fin aux fonctions de Ousmane Sonko avant de dissoudre le gouvernement.
Face à cette séquence politique, Alioune Tine estime que « les conditions sont réunies pour dialoguer et trouver un consensus afin de sauver le pays ». Il appelle également les citoyens à se mobiliser de manière pacifique pour exiger, selon ses termes, « la raison et la responsabilité » de la classe politique.
