Des frappes attribuées à l’armée malienne ont fait au moins sept morts parmi les civils dans la localité de Kimya, située dans la région de Douentza, au centre du Mali. L’incident s’est produit le lundi 15 juin, alors même que les Forces armées maliennes (FAMa) annonçaient avoir neutralisé plusieurs combattants jihadistes dans cette zone.
Des bombardements meurtriers
Selon plusieurs sources locales citées par RFI, des drones de l’armée malienne ont mené trois frappes sur le village de Kimya et ses environs, dans la commune de Hombori.« Entre 9 heures et 10 heures, les FAMa ont largué trois bombes sur nous », a témoigné un survivant des bombardements.
D’après les habitants de la localité, l’une des premières bombes est tombée à proximité du domicile d’un notable du village. L’explosion a coûté la vie à trois personnes, dont une femme et deux enfants.
Des civils pris pour cible dans leur fuite
La panique s’est rapidement emparée du village, où de nombreux habitants et commerçants s’étaient rassemblés pour le marché à bétail. Selon plusieurs témoins, les civils ont tenté de fuir les lieux pour rejoindre leurs habitations.
Alors que les habitants tentaient de fuir, l’armée malienne aurait lancé deux nouvelles bombes. Ces nouvelles explosions ont provoqué la mort de quatre personnes supplémentaires, dont trois enfants. Plusieurs autres civils ont également été blessés par des éclats.
Le drame a plongé les habitants de Kimya et les commerçants de passage dans la consternation.
L’armée évoque la neutralisation de jihadistes
De son côté, l’armée malienne a indiqué dans un communiqué publié le même jour avoir mené plusieurs frappes contre des éléments terroristes dans la zone de Kimya.
Selon les FAMa, l’opération a permis de neutraliser dix jihadistes et de détruire plusieurs motos ainsi que des tricycles utilisés par les groupes armés. Les autorités militaires n’ont toutefois pas réagi aux accusations faisant état de victimes civiles.
