L’est de la République démocratique du Congo (RDC) reste confronté à une insécurité persistante. En l’espace de quelques jours, trois attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont frappé le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, faisant au moins une vingtaine de morts, selon un bilan encore provisoire.

Trois attaques meurtrières en quelques jours

Les violences se sont intensifiées dans le territoire de Beni avec trois attaques successives attribuées aux ADF, un groupe armé affilié à l’organisation État islamique. Ces assauts ont visé aussi bien la ville de Beni que la cité voisine de Mangina, aggravant une situation sécuritaire déjà préoccupante.

La première attaque est survenue dans la nuit du 12 au 13 juillet. Les assaillants ont ciblé les quartiers de Sayo et Matembo, dans la commune de Mulekera, à l’ouest de la ville de Beni, où les autorités provinciales du Nord-Kivu se sont repliées après la prise de Goma par l’AFC/M23.Selon les premières informations, les présumés combattants des ADF ont tué sept civils avant d’abattre trois militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans une embuscade.

Mangina frappée à deux reprises

La violence s’est ensuite déplacée vers la cité de Mangina, située à une trentaine de kilomètres au nord de Beni, près de la frontière entre le Nord-Kivu et l’Ituri.

Dans la nuit du 14 au 15 juillet, une première attaque a coûté la vie à quatre civils, d’après les responsables de la société civile locale.

Quelques jours plus tard, jeudi, une nouvelle incursion des ADF a de nouveau visé cette localité. Le bilan est particulièrement lourd : les présumés combattants des ADF ont tué au moins dix civils à l’arme blanche. Un responsable de la société civile affirme que le nombre de victimes s’élève à onze.

Des habitants fuient vers le centre de Beni

Le bilan humain demeure provisoire, les équipes de secours poursuivant leurs recherches dans les zones touchées afin d’identifier d’éventuelles autres victimes.

Ces nouvelles attaques ont également provoqué un important mouvement de populations. De nombreux habitants ont quitté les zones affectées pour se réfugier dans le centre-ville de Beni, jusqu’ici relativement épargné par cette récente vague de violences, illustrant une nouvelle fois la fragilité de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.

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