Une étude de 2025 révèle qu’environ 41 % des enfants accueillis dans les structures de la petite enfance ne possèdent aucun document d’état civil. Pour enrayer ce phénomène, l’Agence nationale de l’état civil et l’Agence nationale de la petite enfance ont conclu un partenariat visant à généraliser l’enregistrement des naissances.
Une étude menée en 2025 met en lumière une situation préoccupante dans les structures de la petite enfance au Sénégal. Selon les données rapportées par le journal Rewmi, 76 596 enfants accueillis dans ces établissements ne disposent d’aucune pièce d’état civil.
Sur un total de 186 744 enfants recensés, seuls 110 148 possèdent un acte de naissance, soit près de 59 % des effectifs. À l’inverse, 41 % des enfants restent sans enregistrement officiel.
Des milliers d’« enfants fantômes »
L’étude attire particulièrement l’attention sur ces enfants souvent qualifiés d’« enfants fantômes », car leur absence des registres de l’état civil les prive d’une reconnaissance juridique officielle.
En effet, les données publiées montrent l’ampleur du phénomène et soulignent les difficultés d’accès à certains droits fondamentaux, notamment l’éducation, la santé et la protection sociale.
Une convention pour généraliser l’enregistrement des naissances
Face à cette situation, l’Agence nationale de l’état civil (ANEC) et l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (ANPECTP) ont signé, mercredi 15 juillet, une convention de partenariat.
D’après Rewmi, cet accord vise à faciliter l’enregistrement systématique des naissances. Les deux institutions entendent mutualiser leurs moyens à travers des campagnes de sensibilisation, l’organisation d’audiences foraines et des opérations d’enrôlement menées sur l’ensemble du territoire national.
« Assurer une existence juridique dès la naissance »
Le directeur général de l’ANEC, Matar Ndao, a insisté sur l’importance de cette démarche pour la protection des enfants.
« Enregistrer un enfant à la naissance, c’est lui reconnaître une existence juridique, lui assurer une protection dès les premiers instants de sa vie et lui ouvrir l’accès aux services essentiels ainsi qu’à une citoyenneté pleine et entière », a-t-il déclaré.

