Le député de PASTEF, Amadou Ba, écarte l’ouverture de commissions d’enquête parlementaires sur les dossiers ASER et Kosmos, estimant que ces affaires relèvent déjà d’autres instances. Il invoque les dispositions de la Constitution et du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour justifier cette position.
Face aux appels de certains observateurs à l’ouverture d’enquêtes parlementaires sur les dossiers ASER et Kosmos, Amadou Ba a apporté des précisions sur la situation des deux affaires.
Dans une publication relayée par la presse, le parlementaire indique que le dossier de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), portant sur les 37 milliards de francs CFA évoqués dans la controverse, est entre les mains du Pool judiciaire financier (PJF). Celui relatif à Kosmos, qui concerne des montants présentés comme atteignant 50 milliards de francs CFA, a, selon lui, été confié à l’Inspection générale d’État (IGE).
La Constitution au cœur du débat
Pour Amadou Ba, l’existence de procédures en cours empêche l’Assemblée nationale d’ouvrir des commissions d’enquête sur les mêmes faits. Il s’appuie notamment sur l’article 53 du Règlement intérieur de l’institution, qui exclut la création d’une commission d’enquête lorsque les faits concernés font déjà l’objet de poursuites judiciaires en cours ou ont donné lieu à un jugement définitif.
Cette disposition figure dans une note explicative publiée par l’Assemblée nationale le 9 octobre 2026.
Le débat porte ainsi sur les limites du contrôle parlementaire lorsque des dossiers sont examinés par des instances judiciaires ou administratives.
La question de la transparence demeure
Le député de PASTEF dénonce par ailleurs ce qu’il considère comme des tentatives de discréditer le travail des parlementaires. Il affirme que la dynamique de transparence doit se poursuivre et que les citoyens doivent pouvoir connaître les conclusions des procédures engagées.
Alors que les demandes d’enquête parlementaire persistent, l’évolution des dossiers ASER et Kosmos dépendra désormais des travaux des instances saisies et des suites qui leur seront réservées.
Au-delà de la controverse politique, l’enjeu reste l’établissement des faits, la clarification des responsabilités éventuelles et l’accès du public à des informations fiables sur ces deux dossiers sensibles.
