Nouveau rebondissement dans le dossier du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). L’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, a quitté la maison d’arrêt et de correction de Rebeuss ce mercredi 24 juin, après avoir obtenu une liberté provisoire sous contrôle judiciaire.

La décision a été prise par la Chambre d’accusation financière du Pool judiciaire financier, qui a favorablement examiné la demande introduite par son conseil, Me Baboucar Cissé. Cette remise en liberté est toutefois assortie d’une mesure de surveillance électronique, obligeant l’ancien responsable politique à porter un bracelet électronique durant la poursuite de la procédure.

Cette décision marque un nouveau tournant dans une affaire qui connaît plusieurs rebondissements judiciaires depuis son ouverture. En effet, Pape Malick Ndour avait déjà bénéficié d’un placement sous bracelet électronique au début de l’instruction. Cette mesure avait ensuite été annulée à la suite d’un recours du parquet financier, conduisant à son incarcération le 15 mai dernier à son domicile.

L’ancien coordonnateur du Prodac reste poursuivi pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux. Ces poursuites découlent d’un audit financier réalisé en janvier 2025, qui aurait mis en évidence des irrégularités estimées à plus de 2,7 milliards de francs CFA, notamment des décaissements jugés insuffisamment justifiés ainsi que des manquements dans certaines garanties contractuelles.

Lors de son audition au fond devant le juge d’instruction du Pool judiciaire financier en décembre 2025, Pape Malick Ndour avait contesté l’ensemble des accusations portées contre lui, affirmant sa volonté de collaborer avec la justice pour établir les faits.

Si cette liberté provisoire lui permet de retrouver son domicile, elle ne met toutefois pas fin aux poursuites. L’ancien ministre demeure sous le coup de l’instruction judiciaire et devra continuer à répondre aux convocations de la justice jusqu’à la clôture du dossier.

Cette nouvelle décision relance ainsi l’attention autour de l’affaire Prodac, l’un des dossiers financiers les plus suivis de ces dernières années au Sénégal, alors que l’enquête se poursuit pour déterminer les éventuelles responsabilités dans la gestion des fonds publics concernés.

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