Le parti MK, fondé par l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, a décidé d’exclure Duduzile Zuma de ses rangs. Les dirigeants du mouvement lui reprochent plusieurs actes et déclarations jugés contraires à l’unité et à la cohésion du parti. Cette décision marque un tournant dans les relations entre la formation politique et l’une des filles de son fondateur.
Le MK sanctionne une figure emblématique du parti
Le parti MK a officiellement écarté Duduzile Zuma, l’une des filles de l’ancien président sud-africain Jacob Zuma. Les responsables de la formation politique l’accusent d’avoir porté atteinte à l’unité, à la discipline et à la cohésion internes à travers une série de prises de position publiques et de publications sur les réseaux sociaux.
Par cette sanction, le MK envoie un signal fort à ses militants et cadres. Le parti affirme ainsi que nul n’est au-dessus de ses règles, pas même un membre de la famille de son fondateur.
Des actes jugés contraires aux consignes du parti
Les dirigeants du mouvement reprochent notamment à Duduzile Zuma plusieurs comportements considérés comme des actes d’insubordination. Début juin, elle aurait assisté aux funérailles d’un parlementaire du MK malgré une consigne contraire émise par la direction du parti.
Pour les responsables du mouvement, cet épisode s’ajoute à une série d’initiatives et de déclarations perçues comme des affronts à l’autorité interne.
Duduzile Zuma dénonce une dérive du mouvement
À la suite de son exclusion, Duduzile Zuma a rapidement réagi sur son compte X. Tout en prenant acte de la décision, elle a revendiqué son statut historique au sein du parti.
« Ils peuvent m’expulser, mais ils ne me retireront jamais mon statut de membre fondateur », a-t-elle déclaré, avant d’accuser « des politiciens qui ont détourné le parti ».
Cette sortie illustre l’ampleur des tensions qui opposent désormais la fille de l’ancien chef de l’État à la direction actuelle du MK.
Une influence en recul et plusieurs dossiers judiciaires
Ces derniers mois, Duduzile Zuma avait déjà vu son influence diminuer au sein de la formation politique. Sous la pression de plusieurs controverses, elle avait notamment dû renoncer à ses activités parlementaires.
Par ailleurs, elle fait face à des accusations liées au recrutement présumé de mercenaires au profit de la Russie. La fille de l’ancien président est également poursuivie pour incitation au terrorisme en lien avec les émeutes qui avaient secoué l’Afrique du Sud en 2021.
Un avenir politique encore incertain
Pour l’heure, Duduzile Zuma n’a pas précisé ses intentions politiques après son exclusion. Cependant, son éviction a déjà suscité des réactions dans la classe politique sud-africaine.
Ainsi, Julius Malema, chef de file de Economic Freedom Fighters (EFF), formation proche du MK sur l’échiquier politique, lui a publiquement apporté son soutien. Duduzile Zuma a, de son côté, tenu à le remercier.
Cette marque de solidarité pourrait alimenter les spéculations sur la suite de son parcours politique, alors que son avenir au sein de la scène politique sud-africaine demeure incertain.

