La présence des femmes dans les Armées sénégalaises atteint actuellement environ 7 %. À travers l’Agenda Femmes, paix et sécurité, l’État entend renforcer leur intégration et porter ce taux à au moins 13 %, conformément à l’objectif recommandé par les Nations unies.

L’État-Major général des Armées a organisé, mercredi 4 novembre, une journée de vulgarisation de l’Agenda Femmes, paix et sécurité. La rencontre s’est tenue au camp Dial Diop, à Dakar, autour du thème : « La résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies : enjeux, bilan et perspectives dans les Armées sénégalaises ».

Adoptée le 31 octobre 2000, la résolution 1325 reconnaît le rôle des femmes dans la prévention et la résolution des conflits. Elle appelle également à renforcer leur protection pendant les périodes de crise.

Résolution 1325 : renforcer le rôle des femmes dans les Armées

À l’ouverture de la rencontre, le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, a salué l’initiative du Chef d’État-Major général des Armées. Il a aussi remercié les organisateurs, ONU Femmes, les représentants des Nations unies et les partenaires institutionnels pour leur accompagnement.

Dans son intervention, le ministre a rappelé les conséquences des conflits armés sur les sociétés et les populations. Il a notamment souligné les vulnérabilités spécifiques auxquelles les femmes peuvent être exposées.

Toutefois, Yankhoba Diémé a également insisté sur leur contribution à la préservation du tissu social. Selon lui, elles jouent un rôle important dans la prévention des tensions, la médiation et la reconstruction des communautés.

La représentation féminine doit passer de 7 à 13 %

Le Sénégal compte actuellement environ 7 % de femmes dans ses forces armées. Leur présence s’étend progressivement aux fonctions opérationnelles et aux postes de commandement.

Cette évolution repose notamment sur la création de structures dédiées au genre, les actions de sensibilisation et les programmes de formation. Les Armées s’appuient également sur la Méthodologie d’évaluation des opportunités pour les femmes dans les opérations de paix (MOWIP).

Cependant, les autorités veulent poursuivre ces efforts. L’objectif consiste désormais à atteindre le seuil de 13 % recommandé par les Nations unies. Le ministre Yankhoba Diémé a précisé que cette progression devra tenir compte des exigences et des engagements militaires.

Laisser un commentaire