Le magistrat Biram Sène, directeur général des Élections du Sénégal, a été élu à l’unanimité président du Réseau des compétences électorales francophones (RECEF), vendredi à Namur, en Belgique. Cette désignation consacre l’expertise sénégalaise en matière de gouvernance électorale et ouvre une nouvelle phase pour cette organisation qui œuvre à la promotion de la démocratie dans l’espace francophone.

Une élection historique à Namur

Le Réseau des compétences électorales francophones (RECEF) a confié sa présidence au magistrat Biram Sène lors de son Assemblée générale tenue le 12 juin 2026 à Namur, en Belgique. Élu par acclamation et à l’unanimité des membres, le directeur général des Élections du Sénégal succède à une série de dirigeants qui ont marqué l’histoire de l’organisation. Son accession à cette fonction traduit la confiance accordée à son leadership ainsi qu’à l’expérience sénégalaise en matière d’organisation des scrutins.

Une institution au service de la démocratie

Créé le 24 août 2011 à Québec, au Canada, le RECEF s’est imposé comme un acteur majeur de la coopération électorale dans l’espace francophone. L’organisation œuvre pour la promotion d’élections libres, transparentes et crédibles. Elle favorise également le partage d’expériences entre administrations électorales, le renforcement de l’indépendance institutionnelle, l’engagement citoyen et le développement de la recherche électorale. Au fil des années, le réseau a considérablement élargi son influence. De onze administrations électorales à sa création, il regroupe aujourd’hui 37 pays membres répartis en Afrique, en Amérique et dans d’autres régions du monde francophone.

Un héritage à consolider

Depuis sa création, le RECEF a bénéficié de l’engagement de plusieurs figures de référence dans le domaine électoral. Le général Siaka Sangaré, du Mali, a assuré la présidence fondatrice entre 2011 et 2021. Il a été suivi par Tanor Thiendella Sidy Fall, du Sénégal, dont le mandat a permis de consolider les acquis du réseau. Plus récemment, Mathias Barthélemy Morouba, de la République centrafricaine, a poursuivi les efforts de structuration et de développement de l’organisation. Biram Sène hérite ainsi d’une institution solide qu’il entend projeter vers de nouveaux horizons.

Un leadership placé sous le signe de l’innovation

Reconnu pour son expérience dans l’administration électorale sénégalaise, Biram Sène entend inscrire son mandat dans une dynamique de modernisation et d’ouverture. Son parcours, marqué par la gestion de processus électoraux complexes et son engagement en faveur de la transparence, constitue un atout pour relever les défis auxquels font face les administrations électorales francophones. Son élection reflète également la volonté des membres du RECEF de renforcer la coopération et de développer des réponses communes aux enjeux contemporains liés à l’organisation des élections.

Le Sénégal au cœur de la gouvernance électorale francophone

Cette désignation renforce davantage la place du Sénégal dans les instances internationales dédiées à la démocratie et à la gouvernance. Réputé pour la solidité de ses institutions électorales et la régularité de ses processus démocratiques, le Sénégal voit son expertise reconnue à l’échelle de l’espace francophone. À travers cette élection, le pays confirme son rôle de référence en matière de gouvernance électorale et de promotion des valeurs démocratiques.

Des priorités ambitieuses pour le RECEF

Sous la présidence de Biram Sène, le réseau ambitionne de renforcer la coopération entre les administrations électorales membres, d’accélérer la transformation numérique des processus électoraux et de promouvoir davantage la recherche appliquée aux pratiques démocratiques. Le nouveau président souhaite également élargir les partenariats internationaux du RECEF et consolider son engagement en faveur des standards démocratiques universels.

Une nouvelle étape pour la démocratie francophone

L’élection de Biram Sène ouvre une nouvelle séquence dans l’histoire du RECEF. Elle traduit la volonté des membres de poursuivre les efforts de modernisation et d’adaptation des institutions électorales face aux défis contemporains. À travers ce choix, l’organisation mise sur un leadership capable de renforcer son influence, de consolider ses acquis et d’accompagner les États membres dans la promotion d’élections toujours plus transparentes, inclusives et crédibles.

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