À trois jours de la grève annoncée par le Front syndical pour la défense du travail (FSDT), le gouvernement intensifie les concertations avec les centrales syndicales. Une nouvelle séance de négociation est prévue le 9 juillet, tandis que l’exécutif appelle au report du mouvement afin de privilégier le dialogue social.
Une rencontre pour désamorcer les tensions
Le gouvernement a engagé une nouvelle phase de discussions avec le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) afin de prévenir une détérioration du climat social. Réunis ce lundi au ministère de la Fonction publique, les représentants de l’État et des organisations syndicales ont convenu de poursuivre les négociations lors d’une nouvelle rencontre fixée au jeudi 9 juillet. Cette réunion, initiée par le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, Mamadou Lamine Dianté, s’inscrit dans le cadre du dialogue permanent entre le gouvernement et les partenaires sociaux.
Les syndicats dénoncent des engagements non respectés
Au cours des échanges, le coordonnateur du Front syndical, Mody Guiro, a rappelé que les centrales syndicales avaient accordé un délai aux nouvelles autorités avant d’envisager une mobilisation. Il a souligné que le préavis de grève déposé le 12 mars 2026 reste motivé par le non-respect des engagements contenus dans le Pacte national de stabilité sociale. Les syndicats ont également exprimé leurs préoccupations concernant les projets de réforme des Codes de la Sécurité sociale et du Travail.
Le gouvernement présente l’état d’avancement des réformes
En réponse aux revendications, les autorités ont présenté un bilan de l’exécution des engagements pris dans le cadre du Pacte national de stabilité sociale ainsi que des accords conclus avec les différentes organisations syndicales. Le gouvernement affirme avoir mis en place un mécanisme de suivi destiné à accélérer la mise en œuvre des mesures convenues et à assurer un meilleur suivi des dossiers en cours.
Les licenciements au cœur des prochaines discussions
Les deux parties ont décidé de poursuivre les négociations le jeudi 9 juillet. Les échanges porteront notamment sur la question des licenciements intervenus dans plusieurs ministères et au sein de certaines structures parapubliques, un sujet que les organisations syndicales considèrent comme prioritaire.
Un appel au report de la grève
À l’issue de la rencontre, le ministre Mamadou Lamine Dianté a invité le Front syndical à reporter la grève prévue le vendredi 10 juillet. Le gouvernement estime que la poursuite du dialogue constitue la meilleure voie pour parvenir à des solutions consensuelles et préserver un climat social apaisé. Les autorités réaffirment leur volonté de privilégier la concertation afin d’éviter une nouvelle montée des tensions dans le monde du travail.
