Alors qu’Israël et le Liban ont prolongé une trêve de 45 jours à l’issue de discussions directes à Washington, les violences ont connu une nouvelle escalade ce dimanche. Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes ont tué au moins 19 personnes en 24 heures dans plusieurs régions du pays.
Des frappes massives dans le sud et l’est du Liban
L’armée israélienne a intensifié ses opérations militaires contre plusieurs localités du sud du Liban, tandis que le Hezbollah a multiplié ses attaques contre des positions israéliennes dans le nord de la Galilée et sur le front libanais.
D’après des sources locales, les bombardements israéliens ont visé près d’une trentaine de localités situées au nord du fleuve Litani ainsi que dans le sud de la plaine de la Békaa. L’aviation, les drones et l’artillerie israélienne ont été mobilisés tout au long de la journée.
Le ministère libanais de la Santé a indiqué que des frappes ont tué trois personnes à Tayr Felsay et deux autres à Tayr Debba, parmi lesquelles figuraient des enfants. Les mêmes frappes ont également fait une quinzaine de blessés dans ces zones.
Plus tôt dans la journée, des frappes ont également touché les secteurs de Nabatiyé, de Tyr et de Sohmor, dans la région de la Békaa.
Des villages évacués face à l’avancée des combats
Parallèlement aux bombardements, l’armée israélienne a ordonné l’évacuation de neuf villages du sud du Liban. Certaines localités concernées se trouvent dans le district de Saïda, jusque-là relativement épargné par les affrontements.
Ces zones accueillent à la fois des populations chiites, chrétiennes ainsi que de nombreux déplacés venus du sud du Litani. Face à cette situation, des centaines de familles ont quitté précipitamment leurs habitations, emportant uniquement quelques effets personnels.
Dans le même temps, l’armée israélienne aurait tenté une nouvelle percée terrestre vers le nord du Litani. Selon plusieurs sources sécuritaires, plusieurs soldats israéliens auraient été blessés lors de cette opération.
Une trêve fragilisée par les tensions persistantes
Cette nouvelle flambée de violences intervient pourtant quelques jours après l’annonce par les États-Unis de la prolongation de la trêve entrée en vigueur le 17 avril. Les discussions menées à Washington entre responsables israéliens et libanais représentent les premiers pourparlers directs entre les deux pays depuis plusieurs décennies.
Toutefois, le dossier sensible du désarmement du Hezbollah demeure un point majeur de blocage. Le mouvement chiite refuse toujours toute négociation sur cette question et continue d’affirmer son opposition à un abandon de ses armes.
