Le Niger a introduit, dans son nouveau Code pénal, la criminalisation des relations homosexuelles. Promulguée en février 2026 sous l’autorité du régime militaire du général Abdourahamane Tiani, la mesure prévoit des peines de prison fermes et de fortes amendes, dans un contexte régional de durcissement législatif.
Une réforme désormais officielle mais rendue publique récemment
Les autorités nigériennes ont adopté une nouvelle législation pénale qui criminalise explicitement les actes et relations entre personnes de même sexe.
Promulgué en février 2026 sous l’impulsion du régime militaire dirigé par Abdourahamane Tiani, le texte n’a suscité des réactions publiques que ces derniers jours, à la suite de discussions sur les réseaux sociaux évoquant des arrestations.
Des peines lourdes prévues par la loi
Le Code pénal établit plusieurs niveaux de sanctions. Toute personne reconnue coupable d’actes qualifiés d’« impudiques » ou de relations sexuelles entre personnes de même sexe risque entre 5 et 10 ans de prison, ainsi qu’une amende pouvant atteindre 100 millions de francs CFA.
La loi durcit également les sanctions dans d’autres cas. Les mariages entre personnes de même sexe sont punis de 10 à 20 ans d’emprisonnement.
Les mêmes peines s’appliquent aux individus impliqués dans la gestion, le financement ou la participation à des organisations LGBTQIA+.
Un durcissement inscrit dans un contexte régional
Cette réforme s’inscrit dans une tendance plus large en Afrique de l’Ouest. Plusieurs pays renforcent récemment leurs législations liées aux questions LGBTQIA+, notamment le Burkina Faso, le Sénégal et le Ghana.
Au Niger, cette évolution juridique intervient dans un contexte politique marqué par une orientation souverainiste affirmée depuis le coup d’État de juillet 2023.

