Le 25 avril 2026, plusieurs groupes armés ont mené des attaques terroristes « coordonnées, simultanées et complexes » contre plusieurs villes stratégiques du Mali, notamment Bamako, Kidal et Gao. Lors de ces attaques, des assaillants ont tué le général Sadio Camara, ministre malien de la Défense et figure clé de la transition, après avoir ciblé son domicile à Kati.
Dans un communiqué publié le 1er mai à l’issue du Conseil des ministres tenu la veille, le gouvernement du Niger a réagi en accusant de nouveau la France et le président Emmanuel Macron d’être liés à la déstabilisation du Sahel.
Les autorités nigériennes ont affirmé que ces attaques nécessitaient des moyens logistiques dépassant les capacités des groupes terroristes. « Ces incursions récurrentes sont opérées avec utilisation de moyens et logistiques qui ne peuvent à n’en point douter être à la portée de ces groupuscules terroristes », indique le communiqué. Le gouvernement nigérien ajoute que « ces entreprises funestes sont parrainées par des sponsors dont le chef de file, la France de Macron, vogue désormais dans les eaux troubles du terrorisme international, à visage découvert ».
Le Niger a également salué la coopération sécuritaire entre les pays de l’Alliance des États du Sahel, regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les autorités ont notamment félicité « la coordination opérationnelle » et « la prompte réaction énergique des unités de la force unifiée des États de la confédération ».
Depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2023, le général Abdourahamane Tiani accuse régulièrement la France d’être responsable de l’instabilité dans le Sahel, en référence notamment aux conséquences de l’intervention occidentale en Libye ayant conduit à la chute de Mouammar Kadhafi.
Ce communiqué intervient à la veille des funérailles du général Sadio Camara, organisées sous haute surveillance au Mali.
