Les Péruviens sont appelés aux urnes ce dimanche pour départager les deux finalistes de l’élection présidentielle, au terme d’une campagne marquée par une forte polarisation politique. À la veille du scrutin, les candidats ont tenu leurs derniers meetings à Lima, dans une course qui s’annonce particulièrement serrée.
D’un côté, Keiko Fujimori, figure de la droite conservatrice et fille de l’ancien président Alberto Fujimori, tente de convaincre les électeurs en se présentant comme la candidate de la stabilité, de l’ordre et du redressement économique. Entourée de technocrates et de personnalités issues de différents horizons, elle affirme incarner une alternative au climat d’instabilité politique que traverse le pays depuis plusieurs années.
Face à elle, Roberto Sanchez, représentant de la gauche rurale, mise sur le rejet du fujimorisme pour mobiliser son électorat. Lors de son dernier rassemblement, il a accusé les alliés de sa rivale au Congrès d’avoir favorisé des mesures controversées et promis de rétablir l’équilibre entre les institutions.
Cette confrontation oppose deux visions profondément différentes du Pérou et divise l’opinion publique. Comme lors des précédentes élections, une partie importante des électeurs affirme voter davantage contre un candidat que par réelle adhésion à son adversaire.
Dans ce contexte, de nombreux Péruviens évoquent le choix du « mal menor » le moindre mal pour qualifier leur vote. Cette dynamique pourrait une nouvelle fois conduire à un résultat extrêmement serré, où quelques milliers de voix seulement pourraient faire la différence.
Après plusieurs années de crises politiques, de changements de gouvernement et de tensions institutionnelles, les Péruviens considèrent ce scrutin comme un moment décisif pour l’avenir du pays. Ils suivront avec attention les premiers résultats dans un pays plus divisé que jamais.
