Le débat sur la révision de la Constitution s’intensifie à l’Assemblée nationale. En parallèle, il suscite de vives réactions dans l’espace public. Le politologue Dr Yoro Dia rejette fermement cette initiative. Selon lui, les autorités cherchent à détourner l’attention des difficultés économiques et sociales qui frappent le pays.
Une réforme jugée éloignée des préoccupations des Sénégalais
Alors que les députés poursuivent les discussions sur la révision constitutionnelle, le débat gagne également les réseaux sociaux. Dans deux publications, le politologue Dr Yoro Dia critique sévèrement la démarche engagée par les autorités.
L’ancien ministre-conseiller qualifie ces réformes d’« arme politique de distraction massive ». À ses yeux, elles visent avant tout à détourner l’attention des véritables difficultés du pays.
Une critique directe contre les deux têtes de l’Exécutif
Par ailleurs, Dr Yoro Dia estime que ces initiatives servent à masquer ce qu’il appelle la « nakba économique » du Sénégal. Il renvoie ainsi la responsabilité de cette situation aux deux principaux dirigeants de l’Exécutif.
Pour illustrer son propos, il évoque une fracture interne au sein du parti au pouvoir. Il distingue la « tendance D : Diomaye » de la « tendance S : Sonko ». Malgré cette séparation, il considère que les deux camps portent la même responsabilité.
« Tous incompétents. Tous responsables », affirme-t-il sans détour.
L’économie au cœur des priorités
En outre, le politologue juge le calendrier législatif de la majorité totalement déconnecté des attentes des citoyens. Selon lui, les réformes constitutionnelles « ne sont ni urgentes, ni importantes, ni essentielles ».
À l’inverse, il appelle les autorités à concentrer leurs efforts sur les défis économiques et sociaux. D’après lui, les véritables urgences se trouvent sur le terrain de la croissance, de l’emploi et du pouvoir d’achat.
Pour conclure, Dr Yoro Dia invite les responsables politiques à réorienter le débat national. « On veut un débat sur la Croissance, pas sur la Constitution », lance-t-il.

