La fracture numérique reste un défi majeur au Sénégal. Lors d’une séance plénière à l’Assemblée nationale, ce jeudi, le ministre des Télécommunications et de l’Économie numérique, Samba Diouf, a livré un chiffre préoccupant. Selon lui, 40 % de la population sénégalaise n’a toujours pas accès à la connectivité.

« Au Sénégal, 40 % de la population n’a pas accès à la connectivité », a déclaré le ministre. Il répondait ainsi aux préoccupations des députés sur la qualité du réseau et la couverture numérique du territoire.

Un diagnostic réalisé en 2024

Pour mieux comprendre les difficultés du secteur, les autorités ont réalisé un diagnostic en 2024. Cette étude devait permettre d’identifier les principaux obstacles à l’accès aux services numériques.

Les conclusions ont notamment révélé des insuffisances concernant la couverture du territoire. Elles ont également mis en évidence des manquements liés au respect de certaines obligations par les opérateurs de télécommunications.

Pour le gouvernement, ces difficultés nécessitent désormais une réponse plus globale. L’enjeu ne consiste plus seulement à permettre aux populations d’accéder à Internet. Il s’agit également de garantir une connexion de qualité et accessible au plus grand nombre.

La connectivité érigée en priorité

Face aux députés, Samba Diouf a insisté sur l’importance stratégique de la connectivité. « La connectivité est une denrée de première nécessité », a-t-il affirmé.

Le ministre considère ainsi l’accès au numérique comme un besoin essentiel pour les populations. Les disparités entre les différentes zones du pays constituent donc un enjeu prioritaire pour les autorités.

Dans cette perspective, le gouvernement compte explorer de nouvelles solutions technologiques. L’objectif consiste à améliorer la couverture et à réduire les écarts entre les territoires.

« Le pilier central, c’est la connectivité universelle », a insisté Samba Diouf. Cette orientation doit notamment permettre de rapprocher les services numériques des populations encore éloignées des réseaux.

Un enjeu lié à la souveraineté numérique

Cette sortie du ministre intervient lors de l’examen du projet de loi portant sur la protection des infrastructures d’information critiques et la cybersécurité.

Pour les autorités, la sécurité numérique ne peut toutefois pas être dissociée de l’accès aux réseaux. Une véritable souveraineté numérique suppose également une infrastructure suffisamment performante et accessible.

Le gouvernement entend donc agir simultanément sur la connectivité, la couverture du territoire et la sécurité des infrastructures. L’objectif affiché reste de réduire progressivement la fracture numérique et de garantir un accès plus équitable aux services numériques sur l’ensemble du territoire national.

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