La police sénégalaise a mis au jour un nouveau réseau de fraude à l’état civil. L’enquête révèle un système de délivrance illégale de documents administratifs à des étrangers contre paiement.
Un contrôle à Rosso déclenche l’enquête
D’abord, l’affaire a éclaté après un contrôle de routine mené par le commissariat spécial de Rosso. Les policiers ont interpellé une ressortissante guinéenne en provenance de Mauritanie. Cependant, la femme détenait une carte nationale d’identité sénégalaise obtenue frauduleusement. L’enquête a alors été confiée à la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées, notamment à son antenne régionale de Saint-Louis.
Une identité sénégalaise obtenue contre 50 000 FCFA
Ensuite, la suspecte a reconnu avoir bénéficié d’un extrait de naissance de complaisance. Selon ses déclarations, son mari sénégalais lui avait transmis le document alors qu’elle se trouvait encore en Mauritanie. Grâce à cet extrait de naissance, elle a pu s’enrôler et obtenir officiellement une carte nationale d’identité sénégalaise. Par ailleurs, son époux a avoué avoir acheté ce document pour 50 000 FCFA par l’intermédiaire d’un réseau clandestin.
Une connexion avec le scandale de Ziguinchor
Les investigations révèlent également des liens avec une autre affaire de fraude à l’état civil. Selon les enquêteurs, l’agent municipal soupçonné d’avoir établi l’extrait de naissance travaille au centre d’état civil de Diouloulou. Il fait déjà l’objet d’un avis de recherche dans le cadre du vaste scandale découvert à Ziguinchor.
Plusieurs infractions retenues
Enfin, les personnes impliquées sont poursuivies pour plusieurs chefs d’accusation. La justice leur reproche notamment l’association de malfaiteurs, le faux en écriture publique et l’obtention indue de documents administratifs. Les enquêteurs poursuivent désormais les investigations afin d’identifier l’ensemble des complices impliqués dans ce réseau de fraude documentaire.
