Les États-Unis ont exprimé leur soutien à la décision du Mali, du Burkina Faso et du Niger de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI). Cette position a été évoquée lors d’un échange entre le secrétaire d’État adjoint américain chargé des Affaires africaines, Frank Garcia, et le ministre malien des Affaires étrangères.
Selon le Département d’État américain, Washington considère que la CPI applique une « justice sélective », tout en saluant la décision des trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) de quitter l’institution.
Une coopération appelée à se poursuivre
Les autorités américaines ont également réaffirmé leur volonté de maintenir et de renforcer leur coopération avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, notamment dans les domaines de la sécurité régionale, de la lutte contre le terrorisme et sur d’autres sujets d’intérêt commun. Cette déclaration intervient dans un contexte de redéfinition des relations entre les pays de l’AES et plusieurs organisations internationales.
Un retrait effectif dans un an
Les trois États de l’AES ont officiellement notifié leur retrait du Statut de Rome en juin 2026. Conformément aux dispositions du traité, cette décision ne prendra effet qu’un an après la notification, soit en juin 2027, sauf évolution juridique ou politique d’ici là. Ce retrait marque une nouvelle étape dans la volonté affichée par les dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger de réorienter leur coopération internationale et de renforcer leur souveraineté dans le domaine judiciaire.
