Nouveau développement dans le litige foncier opposant plusieurs familles à des acquéreurs de terrains situés entre Rufisque et Keur Ndiaye Lo. La Cour d’appel de Dakar a rendu sa décision en faveur des familles revendiquant la propriété d’une assiette foncière de 4,5 hectares, déboutant ainsi Abdoulaye Dia, président-directeur général de Senico, ainsi qu’Ousmane Ndiaye.
Une vente contestée devant les tribunaux
Le différend porte sur un terrain de 4,5 hectares que les familles de Moussa Guèye, dit « Thiat », Lamine Sané et Abrahame Ndiaye considèrent comme leur propriété légitime. Selon les plaignants, le site aurait fait l’objet d’une cession irrégulière impliquant Ousmane Ndiaye et d’autres parties, avant d’être vendu à Abdoulaye Dia. Contestant cette opération, les familles concernées avaient saisi la justice afin de faire reconnaître leurs droits sur le terrain.
La Cour d’appel ordonne la restitution du terrain
Alors qu’une première décision judiciaire avait été favorable aux défendeurs, les familles ont interjeté appel. Après examen du dossier, la Cour d’appel de Dakar a finalement infirmé cette décision et ordonné la restitution des 4,5 hectares aux ayants droit reconnus. Cette décision rétablit les familles concernées dans leurs droits de propriété et met fin, à ce stade de la procédure, à plusieurs années de contentieux autour de cette assiette foncière.
Satisfaction du collectif des familles
À l’annonce du verdict, les membres du collectif représentant les familles se sont félicités de cette issue judiciaire. Pape Massé Guèye, membre du collectif, a salué une décision qu’il considère conforme aux éléments versés au dossier. « Nous saluons cette décision de justice. Le droit a été dit. Nous disposons de documents en règle, notamment d’un avis favorable des services du Cadastre et des Domaines ainsi que d’un plan NICAD. Nous avons toujours gardé confiance en la justice », a-t-il déclaré.
Un dossier foncier aux enjeux importants
Cette affaire illustre une nouvelle fois la complexité des contentieux fonciers dans la périphérie dakaroise, où la pression immobilière et la multiplication des transactions donnent régulièrement lieu à des litiges entre particuliers, héritiers et investisseurs. La décision de la Cour d’appel constitue une étape majeure dans ce dossier, même si les différentes parties conservent, le cas échéant, les voies de recours prévues par la loi.
