Un homme de 57 ans, identifié comme M. Cissé, a été placé en garde à vue à la Division des investigations criminelles (DIC), samedi. Il est soupçonné d’avoir tiré un coup de feu en direction d’un jardinier, lors de travaux d’abattage d’arbre chez sa voisine, à Mermoz. Aucun blessé n’a été signalé.
Un différend autour de travaux d’abattage d’arbre
Les faits se seraient déroulés vers 11 heures, au domicile de A. D. Nicoue, à Mermoz. Deux jardiniers y effectuaient des travaux d’abattage d’arbre.
Selon les éléments rapportés, M. Cissé aurait interpellé l’un des jardiniers, C. Tine. Il lui aurait demandé de veiller à ce que les branches et les feuilles ne tombent pas dans sa maison.
Le jardinier lui aurait répondu que cela n’arriverait pas. Cette réponse n’aurait toutefois pas apaisé le voisin.
Un coup de feu aurait été tiré en direction du jardinier
Toujours selon les premières informations, M. Cissé aurait commencé à menacer le jardinier avant de sortir une arme à feu.
Il l’aurait ensuite dirigée vers C. Tine, avant de tirer un coup de feu. Le projectile n’aurait atteint personne.
Les deux jardiniers seraient sortis indemnes de l’incident. Les circonstances exactes du tir restent néanmoins à établir.
Les enquêteurs devront notamment préciser la position des protagonistes, la distance qui les séparait et les propos échangés. Ils devront également déterminer les conditions dans lesquelles l’arme a été utilisée.
Une plainte à l’origine de la garde à vue
Après l’incident, A. D. Nicoue, propriétaire de la maison où se déroulaient les travaux, s’est rendue à la DIC pour déposer une plainte.
À la suite de cette démarche, M. Cissé a été placé en garde à vue. Les enquêteurs doivent désormais recueillir les différentes déclarations et vérifier les faits rapportés.
Cette mesure intervient dans le cadre de l’enquête. Elle ne préjuge pas de la culpabilité du mis en cause.
Une autorisation de port d’arme au cœur des vérifications
Un autre élément devrait retenir l’attention des enquêteurs : M. Cissé disposerait d’une autorisation de port d’arme datant de juillet 2026.
Les investigations devront confirmer cette information et préciser les conditions d’utilisation de l’arme au moment des faits.
La détention ou le port légal d’une arme ne justifie pas, à lui seul, son utilisation contre une personne. Les enquêteurs devront donc établir les circonstances exactes du tir et vérifier la version selon laquelle le coup de feu aurait été dirigé vers le jardinier.
L’enquête devra permettre de déterminer les responsabilités éventuelles avant toute décision du parquet.
