Le Venezuela continue de compter ses victimes après le double séisme de magnitude 7,2 et 7,5 qui a frappé le pays mercredi 24 juin. Avec au moins 235 morts, plus de 1 500 blessés et des centaines de disparus, la catastrophe a provoqué d’importants dégâts, notamment à Caracas et dans la région de La Guaira. Alors que les secours poursuivent les recherches, l’aide internationale commence à affluer.

Un bilan humain qui ne cesse de s’aggraver

Deux puissants tremblements de terre ont secoué le Venezuela mercredi 24 juin, plongeant le pays dans une catastrophe sans précédent. Selon le dernier bilan communiqué par le ministre de la Santé, Carlos Alvarado, au moins 235 personnes ont perdu la vie, tandis que plus de 1 500 blessés ont été pris en charge par les services de santé. Les autorités recensent également plus de 150 personnes portées disparues, laissant craindre une nouvelle aggravation du bilan.

Les secouristes poursuivent leurs recherches dans les immeubles effondrés afin de retrouver les nombreuses victimes qui pourraient encore se trouver sous les décombres.

La Guaira, épicentre de la catastrophe

La région de La Guaira, au nord de Caracas, apparaît comme la zone la plus durement touchée. Une cinquantaine d’immeubles de plus de dix étages se sont totalement effondrés et plusieurs centaines d’autres bâtiments présentent de graves fissures, les rendant inhabitables.

Les habitants décrivent une ville dévastée. Beaucoup racontent avoir dû fouiller eux-mêmes les gravats pour tenter de sauver leurs proches, faute de moyens de secours suffisants dans les premières heures suivant la catastrophe.

« Nous sommes livrés à nous-mêmes », témoignent plusieurs sinistrés, dénonçant le retard des secours et le manque d’assistance des autorités.

L’aéroport international de Maiquetia reste fermé en raison des dégâts subis par les infrastructures.

Caracas sous le choc

Dans la capitale, la peur demeure omniprésente. Les nombreuses répliques enregistrées après les deux principaux séismes poussent des milliers d’habitants à passer leurs nuits dans les rues, craignant de nouveaux effondrements. Malgré ce contexte difficile, des élans de solidarité se multiplient. Des points de collecte de nourriture, de médicaments, de vêtements et de dons financiers ont été installés dans plusieurs quartiers afin de venir en aide aux familles sinistrées.Cependant, des scènes de pillage ont également été signalées dans certains commerces, illustrant les difficultés auxquelles fait face un pays peu préparé à une catastrophe d’une telle ampleur.

L’aide internationale se mobilise

Face à l’urgence humanitaire, plusieurs pays ont rapidement annoncé leur soutien au Venezuela.

Les États-Unis ont débloqué 150 millions de dollars d’aide humanitaire. Washington a également déployé deux navires militaires, des avions et des hélicoptères afin d’appuyer les opérations logistiques et les missions de recherche.

Ce vendredi, un premier détachement militaire américain, dirigé par le major général des Marines Kevin J. Jarrard, est arrivé à Caracas pour coordonner l’assistance américaine sur le terrain.

De son côté, la France a annoncé l’envoi immédiat de 85 secouristes spécialisés dans les opérations de sauvetage-déblaiement, sur décision du président Emmanuel Macron.

D’autres pays, dont le Brésil, le Mexique, Cuba, l’Argentine, le Chili, l’Équateur, le Salvador, la Chine, l’Inde ainsi que la République dominicaine, ont également proposé une aide humanitaire ou envoyé des équipes de secours.

Plusieurs victimes étrangères recensées

La catastrophe a également coûté la vie à plusieurs ressortissants étrangers.

Les autorités italiennes ont confirmé le décès d’un Italo-Vénézuélien dans l’effondrement d’un immeuble à La Guaira. L’ambassade de Chine a annoncé la mort de deux citoyens chinois, tandis que le gouvernement brésilien a confirmé le décès de deux de ses ressortissants.

L’état d’urgence décrété

Dès les premières heures ayant suivi les séismes, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a décrété l’état d’urgence afin de faciliter la mobilisation des secours et la coordination de l’aide internationale.

Alors que les opérations de recherche se poursuivent sans relâche, les autorités redoutent une nouvelle hausse du nombre de victimes. Pour des milliers de familles vénézuéliennes, l’espoir de retrouver des survivants s’amenuise à mesure que les heures passent.

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